Raymond André BERTRAND (1900-1957)

Une vie de travail et de famille à Nanteuil-lès-Meaux

Retracer la vie de nos ancêtres, c’est redonner chair à des noms inscrits dans les registres d’état civil.

 

Aujourd’hui, je vous propose de découvrir l’histoire de mon arrière-grand-père Raymond André BERTRAND, un homme simple, travailleur, profondément attaché à sa famille et à sa terre de Seine-et-Marne.


Aux origines : une naissance à Fontenay-Trésigny

Raymond André BERTRAND naît le 14 mai 1900 à Fontenay‑Trésigny, petite commune rurale de Seine-et-Marne.

Il est le fils de :

  • Paul BERTRAND, charretier, né le 9 février 1868 à Mauperthuis

  • Jeanne QUENESSON, née le 13 mai 1877 à Prémont dans l’Aisne

Le métier de charretier exercé par son père consistait à transporter marchandises et matériaux avec un attelage de chevaux. C’était un travail pénible mais essentiel dans les campagnes de la fin du XIXᵉ siècle.

Raymond grandit donc dans un milieu modeste, marqué par la ruralité et le travail manuel.

Son enfance se déroule dans une France qui entre dans le XXᵉ siècle et qui sera bientôt bouleversée par la Première Guerre mondiale.

Au début des années 1920, Raymond s’installe à Nanteuil‑lès‑Meaux, commune située près de Meaux en Île-de-France. Aujourd’hui encore, cette ville fait partie de l’agglomération meldoise et se trouve à une cinquantaine de kilomètres de Paris

C’est dans cette commune que Raymond va construire toute sa vie.

Le 20 septembre 1924, il épouse Charlotte Espérance COMBE à Nanteuil-lès-Meaux. Mon arrière-grand-mère, Charlotte est très jeune : elle n’a que 16 ans. À cette époque, dans les milieux ruraux et ouvriers, les mariages précoces étaient fréquents, car ils permettaient de fonder rapidement un foyer.

Les débuts d’une grande famille

Dès l’année suivante, le couple accueille leur premier enfant , Jeanne qui naît en 1925

En 1926, lors du recensement, la famille vit déjà à Nanteuil-lès-Meaux avec leur fille.

Mais ce n’est que le début : Raymond et Charlotte auront dix enfants, une famille nombreuse comme il en existait beaucoup dans la première moitié du XXᵉ siècle.

Les enfants du couple BERTRAND-COMBE

  1. Jeanne — 1925

  2. André — 1926 (né à Meaux)

  3. Jean — 1927 (né à Nanteuil-lès-Meaux)

  4. Raymond — 1930

  5. Yvette — 1931

  6. Ginette — 1933 (ma grand-mère)

  7. Paul — 1935

  8. Claude — 1937

  9. Edgard — 1943

  10. Paulette — 1945

Imaginer cette maison familiale pleine d’enfants permet de comprendre l’ampleur des responsabilités qui pesaient sur Raymond et Charlotte.

Carrier : un métier dur

En 1936, Raymond est recensé au lieu-dit « le Grand Val » à Nanteuil-lès-Meaux. Il exerce alors la profession de carrier.

Le travail de carrier consistait à extraire la pierre dans les carrières, souvent à la force des bras. Ce métier était particulièrement éprouvant (travail en extérieur, manutention de blocs de pierre, poussière et conditions difficiles)

C’était cependant un métier important dans une région où les carrières alimentaient les constructions locales.

Cette même année, Raymond vit avec sa femme et trois de leurs enfants: André, Jean et Raymond.

Curieusement, leur fille aînée Jeanne n’apparaît pas dans ce recensement. Vivait-elle ailleurs temporairement ou travaillait-elle déjà?


Une famille qui s’agrandit

En 1946, la famille est recensée au « Petit Val », un petit hameau de quelques dizaines d’âmes.

Les années suivantes verront encore la famille s’agrandir avec trois autres naissances.

Les années de guerre

La Seconde Guerre mondiale marque profondément la vie des familles françaises.

Malgré les difficultés de l’occupation, Raymond et Charlotte continuent d’élever leurs enfants. Deux d’entre eux naissent pendant cette période: Edgard en 1943 et Paulette en 1945, l’année de la Libération.

On peut facilement imaginer les difficultés quotidiennes :

  • rationnement alimentaire

  • pénurie de matières premières

  • peur permanente…

Pourtant, comme beaucoup de familles de cette génération, ils tiennent bon.

Après la guerre : manœuvrier

En 1946, Raymond est recensé comme manœuvrier.

Ce terme désigne un ouvrier effectuant des travaux physiques variés : manutention, travaux agricoles ou industriels. Cela confirme que toute sa vie, Raymond restera un homme du travail manuel, fidèle à la condition ouvrière.


Une vie entière à Nanteuil-lès-Meaux

Contrairement à beaucoup de familles qui migrent vers les grandes villes, Raymond reste fidèle à Nanteuil-lès-Meaux, commune de Seine-et-Marne située près de la Marne et aujourd’hui intégrée à l’agglomération de Meaux.

C’est là qu’il élèvera ses enfants, travaillera et construira sa vie.

La fin de sa vie

Raymond André BERTRAND s’éteint le 24 avril 1957 à Nanteuil-lès-Meaux, à l’âge de 56 ans.

Comme beaucoup d’hommes ayant exercé des métiers physiques, son corps a sans doute été usé par des années de travail pénible… et deux Guerre Mondiale.


Héritage et mémoire familiale

Même si mon arrière-grand-père, Raymond n’a pas laissé de grandes traces dans les livres d’histoire, il a laissé quelque chose de bien plus important :

  • une famille nombreuse

  • des enfants et petits-enfants

  • une histoire familiale solide

À travers la généalogie, nous redécouvrons ces vies modestes mais essentielles, celles qui ont construit les générations suivantes.

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